Noémie - Brain De Geek et Les Gameuses !

  • 1) Noémie, pourrais-tu tout d'abord nous en dire un peu plus sur toi ?
  • Je me nomme Noémie alias Tsubaki. J’ai 22 ans depuis peu. J’ai toujours été une accro des jeux vidéo grâce à (ou à cause de ?) mon grand frère depuis que j’ai l’âge de 5 ans. Actuellement, dans le monde du gaming, je suis rédactrice eSport/Jeux vidéo sur deux sites en tant que bénévole.
    Autrement, en ce qui concerne mon parcours professionnel, j'ai obtenu un baccalauréat « STMG », après quoi j'ai entamé des études dans la comptabilité pour être comptable, j’ai donc obtenu un BTS ainsi qu’un DCG et je débute bien plus tard un DSCG pour devenir expert-comptable. J'avais envisagé d’autant plus de faire une licence spécialisée dans le journalisme afin d’améliorer mes compétences (écriture, mais aussi de ma communication).
    En 2014, j’ai vu par l’intermédiaire de Facebook qu’un site de test de jeux vidéo recrutait, j’ai donc décidé sous les encouragements de ma meilleure amie de postuler. Ainsi, j'ai été sélectionnée et j’ai écrit plusieurs articles sur des jeux vidéo sur le site « Les Gameuses ». Par la suite, en rencontrant du monde dans les événements j’ai décidé de suivre ma propre voie et me tourner un peu plus vers l’eSport. En effet, c'est en regardant les championnats du monde de League of Legends de 2016 sur o’gaming que je me suis dit que je pourrais écrire des articles eSport. Le site Brain de Geek m’a donc ouvert ses portes en décembre 2016. Par la suite, j’ai écrit divers articles plutôt sur l’actualité eSport. Mais depuis quelques mois, j’ai eu envie de changer et maintenant je préfère me lancer dans des articles plus poussés sur l’analyse autour de ce marché, ainsi que des interviews des acteurs de l’eSport à partir de septembre.
  • 2) Pourquoi t'être investie aussi tôt dans les jeux vidéo et l'eSport ?
  • En 2014, j’avais à peine 19 ans et je préparais mon BTS qui était assez simple à mon goût. J’avais donc du temps libre devant moi et j’aime partager mon opinion sur les jeux vidéo. De plus, dévolue à la cause de la femme dans le monde du jeux vidéo, j’ai souhaité démontrer que, nous les femmes, nous pouvons écrire des articles et tester des jeux vidéo en les finissant et en les analysant. J’en avais marre d’entendre les gens dire « ah mais tu joues à Candy Crush ? » quand je parlais de jeux vidéo. Kasilla la rédactrice en chef du site Lesgameuses partageait la même opinion que moi sur ce concept et c’est pourquoi elle a bien voulu me prendre malgré mon jeune âge. De plus, j’aime écrire depuis toute petite j’ai toujours aimé l’écriture, le journalisme. J’en été fascinée et c’est pourquoi j’ai toujours le nez dans un livre ou un journal. L’équipe m’a beaucoup aidé dans le domaine du journalisme en me donnant des conseils et j’en suis très reconnaissante, car aujourd’hui plusieurs personnes, acteurs dans le journalisme, me félicitent de mon engagement dans ce domaine.
  • 3) Quelles sont tes fonctions chez Brain de Geek ?
  • Je suis rédactrice eSport principalement, mais il m’arrive aussi de faire des tests de jeux vidéo quand j’en ai l’occasion. Concernant l’eSport, je gère ce domaine de A à Z. Je n’ai aucune obligation concernant les articles que j’écris. Si l’envie me prends, je peux écrire un article comme je l’entends. Actuellement je réalise des articles sur l’actualité et les événements qui se produisent en France. Mais depuis juillet dernier, j’ai décidé de faire des sujets plus poussés avec une analyse, des interviews… J’ai une réelle autonomie et j’en remercie le fondateur de me faire confiance. De plus, je m’occupe des relations avec nos partenaires dans ce domaine.
  • 4) Et qu'est-ce que cela t'apporte au quotidien, hormis des journées à rallonge ?
  • C’est un choix personnel dans un premier temps. Cela m’apporte certes des journées à rallonge en plus de mon travail dans un cabinet comptable, mais cela en vaut la peine. Pour moi, écrire n’est pas du tout une obligation, au contraire, je trouve qu’il y a très peu de sites qui font des articles sur l’actualité en dehors des gros sites qui ont réussi à se faire une place dans ce domaine. Mais l’information ne circule pas assez et j’ai la volonté de donner aux gens l’envie d’être curieux, de découvrir ce monde, qui parfois est stéréotypé. D’autant plus, j’aime bouger, rencontrer des gens (qui sont devenus certains des amis ou des connaissances par la suite) et les revoir lors des événements est un réel plaisir. Je n’ai jamais aimée rester chez moi le soir a traîner des pieds ou a rester devant la télé. Le domaine du journalisme m’occupe. En fait, je crois que je suis une addict du travail, car je fais souvent des heures de 8 à 9h au cabinet et 3 à 4h le soir devant mon écran pour écrire des articles quand j’ai le temps (en plus de soirées entre amis !!!).
    Dans un second temps, j’ai eu l’occasion de rencontrer diverses personnes et par la suite j’ai donc souhaité m’investir pour de futurs projets. La juridiction étant très mal au point dans ce domaine et même la jurisprudence, j’ai décidé d’en faire un projet professionnel dans mon domaine de compétences. En effet, j’ai dans l’intention de me spécialiser au fur et à mesure dans le domaine juridique – social et comptable sur l’eSport. Et pourquoi pas un jour, faire des cours dans des écoles de commerces.
  • 5) [Instant PUB] Quels sont tes projets sur le site BrainDeGeek et LesGameuses ?
  • J’envisage d’améliorer la qualité des articles eSport. De plus, avec l’avènement de l’eSport en France, j’ai vraiment la volonté de faire du site une valeur sûre, transparente et surtout d’en faire une actualité constante. Pour le moment je n’ai pas totalement le temps de faire 4 à 5 articles par jours et surtout sur tous les jeux qu’il y a! Je me suis focalisée en principal sur le jeu League of Legends et Overwatch par intermittence.

    Concernant lesGameuses, il faut savoir que j’ai écrit très peu d’article depuis mon arrivé chez Brain de Geek. En effet, l’eSport m’a tellement pris de temps (entre les articles et déplacements les week-ends en LAN) que je n’ai pas eu l’occasion de me poser devant mon ordinateur ou ma télé pour jouer à un bon jeu, ni même de pouvoir le streamer. Pour tout vous dire, mon dernier jeu auquel j’ai joué et fini à 100% est Résident Evil en janvier. Et encore j’en passe (je dois avoir une dizaine de jeux que j’ai sur mon bureau que je n’ai pas fini). Ainsi, quand j’aurais l’occasion de travailler avec d’autres rédacteurs j’envisage de reprendre la rédaction de jeux vidéo, qui prend beaucoup plus de temps que de l’actualité eSport.
  • 6) Dans tes articles, tu nous parles tech, eSport, matériels, events, et j'en passe. Comment détermines-tu les « bons sujets » ?
  • Par envie et sans obligation. Concernant les articles tech et matériels, nous avons des partenaires, qui nous propose des produits à tester. Avec l’équipe nous nous concertons pour déterminer qui veut tester quoi et par la suite on fait un test. Il m’est arrivé de tester des produits comme une caméra, une lampe Higt tech, car ce sont des objets que j’utilise au quotidien.
    Concernant l’eSport, je fais une veille chaque jour et si je trouve un sujet pertinent et intéressant, j’en écris un article. Il se peut aussi que je puisse écrire un article pour aider des connaissances, comme le lancement d’une plateforme, d’un événement ou bien même d’un jeu.
  • 7) Enfin, le conseil du Chef : La concurrence en matière d'actualités vidéoludiques et eSportives est rude. Que conseillerais-tu à des rédacteurs en herbe pour créer de la plus-value dans leurs articles ?
  • Il faut savoir se démarquer des autres. Je vois beaucoup d’articles avec de l’actualité, mais un article qui fait à peine 5 phrases ? Pour moi, ce n’est pas possible ce genre d'article. Il faut savoir y mettre du sien, réfléchir ce que l’on peut mettre dans son article tout en étant simple. Des études ont démontré qu’un lecteur peut rester entre 2 à 5 min à peine. Un article avec trop de texte ne donne pas envie d’être lu, surtout si la mise en page est mal faite. Il faut savoir faire la part des choses. Pour ma part, un article doit au minimum être entre 200 à 300 mots. Avec des images et une mise en page qui attire l’œil. Tout en y mettant sa petite touche personnelle. Le pire dans les articles d’actualité que je vois c’est le copier-coller d’un communiqué officiel ou bien même d’un autre rédacteur d’un site conçurent. J’ai horreur de ça et je crois que si un jour je retrouve mes mots sur un autre article, ça ne va pas le faire. Rester soi-même, et avoir ses principes. C’est ce qu’il compte et avec le temps on se rend compte que nos efforts sont récompensés avec des remerciements et félicitations.